REDONNER AU PLASTIQUE LA VALEUR QU’IL N’AURAIT JAMAIS DÛ PERDRE.

Une Autre Histoire

Le plastique a été inventé pour remplacer l'ivoire des boules de billard. Une matière noble, dense, pensée pour durer. Puis est venu le jetable — des millions d'objets bon marché, multi-matières, conçus pour finir à la benne. Polimair part d'un autre postulat : faire de ces déchets une ressource à épuiser, et remettre le plastique à la hauteur de ce qu'il est capable d'être.

Nous travaillons exclusivement le polypropylène recyclé — le PP, plastique le plus courant au monde et l'un des moins traités qualitativement. En changeant radicalement son processus de fabrication, nous en faisons un matériau d'exception : massif, satiné, silencieux. Un plastique qui pèse, qui ne sonne pas creux, et qui ne se casse pas.

Recyclé, Compoundé, Tracé

Nos granulés sont issus de plaques PCR collectées dans des hôpitaux en Belgique — un plastique médical de grade supérieur, non poreux, non teinté, dont la durée de vie en usage se compte parfois en minutes. Une ressource de haute qualité qui se retrouvait jusqu'ici dans la filière de recyclage ordinaire.

Recyclé et transformé en France, en région Auvergne-Rhône-Alpes, ce PP est ensuite compoundé avec du talc naturel — une charge qui durcit la matière, lui confère un toucher satiné et change complètement sa perception en main. S'y ajoute 1 % de la masse en additifs anti-UV et antistatiques, qui protègent la pièce du vieillissement solaire et de la prise de poussière.

La couleur est intégrée directement dans la masse par pigments minéraux, garantissant une teinte homogène et durable — sans peinture, sans surcouche.

UN PLASTIQUE MASSIF

Le plastique recyclé est plus difficile à injecter que le PP vierge, et quatre fois plus cher. Nous faisons pourtant le choix du massif — parce que c'est la masse qui change tout. 7,2 kg dans une chaise BELUGA, 3 kg dans le tabouret Baiji. Un objet qui pèse, ça ne sonne pas creux. Ça ne se casse pas. Ça se perçoit différemment dès qu'on le prend en main.

C'est ainsi que le PP retrouve la densité et la présence qui ont fait la réputation des grands matériaux. Pas par nostalgie — par conviction que la qualité d'un objet commence par celle de sa matière.

UNE SEULE MATIÈRE

Tout est fait du même polypropylène : structure, assise, accoudoirs, chevilles d'assemblage. Pas d'insert acier, pas de vis, pas de colle. Ce choix du monomatière, associé à la conception en kit, permet de remplacer n'importe quelle pièce indépendamment, et garantit une fin de vie simple : chaque composant porte le sigle international PP 5, reconnu dans toutes les filières de tri mondiales.

Résultat : une chaise réellement recyclable, sans démontage spécialisé, sans incinération résiduelle liée à des matières incompatibles. C'est la seule manière d'assurer que le cycle recommence vraiment.

UN IMPACT CLAIR ET MESURÉ

La chaise BELUGA affiche 55 % d'impact environnemental en moins que la moyenne des chaises du marché, notée A par Eco Impact. C'est rare pour une chaise en plastique — et c'est le résultat direct de nos choix de matière et de fabrication.

Tout n'est pas parfait, et nous le disons. Le sourcing des pigments minéraux reste difficile à tracer — une limite commune à l'ensemble de l'industrie plastique et peinture, sur laquelle nous travaillons activement. Nous mettons également en place des protocoles pour déterminer le nombre maximum de cycles de recyclage de notre matière : le plastique ne se recycle pas à l'infini, et savoir où s'arrête le cycle, c'est aussi faire partie d'une démarche honnête.